Un médiateur pour les algorithmes des réseaux sociaux ?

De plus en plus de citoyens s’informent via les articles ou vidéos proposés par les réseaux sociaux, dont les algorithmes finissent par jouer le rôle de rédacteur en chef virtuel tout puissant. Quel respect de la déontologie du journalisme ont ces formules numériques compliquées ?...

La question est posée par Daniel O’Maley. Ce chercheur associé au Center for International Media Assistance , une ONG soutenue par les autorités américaines, est spécialiste d’internet.

Daniel O’Maley estime que les réseaux sociaux doivent davantage assumer leur responsabilité sociale en tant que vecteurs d’information dans une démocratie. Il s’inquiète en effet de voir les algorithmes « amplifier des formes de discrimination comme le racisme et le sexisme » et plaide pour « l’ouverture de la boîte noire » qui détermine quelles informations sont adressées à qui.

Un médiateur de l’algorithme, explique t il en substance, veillerait à ce que l’intérêt public soit pris en compte dans son élaboration. Il devrait avoir un accès privilégié à ses rouages pour évaluer si il fonctionne de façon éthique. Il pourrait par exemple vérifier avec les concepteurs de l’algorithme si il est prévu ou non d’écarter des sujets importants parce qu’ils sont négatifs et appellent peu les clics , si un avantage est donné par l’algorithme à des vidéos ayant certains type de contenus ou d’autres traductions numériques des règles éthiques.

La nécessité de cet ombudsman de l’algorithme, conclut il, est d’autant plus grande que les frontières s’estompent entre l’industrie des réseaux sociaux et celles des médias d’information.

Lire sur le site ODI – en anglais – le texte de Daniel O’Mal